La peau est le reflet de notre humeur, de notre mode de vie et bien sûr de notre santé.

Organe le plus étendu de notre corps, elle est de fait très exposée aux agressions extérieures, mais elle est également sensible au stress ou aux déficits endogènes.

Ainsi, la protection contre les rayonnements UV, le climat, la pollution, le tabac mais aussi le choix de l’alimentation et de sa richesse, notamment en antioxydants, vont tenir un rôle majeur dans le maintien de son intégrité.

La peau est également sensible aux variations hormonales (hormones sexuelles ou thyroïdiennes) et aussi, comme tout notre organisme, aux variations de composition de nos microbiote intestinal et cutané.

C’est l’ensemble de ces éléments qu’il convient d’examiner dans le cadre d’une optimisation de la santé cutanée.

 

La peau joue plusieurs rôles physiologiques :

–  barrière contre les agressions extérieures, physiques (UV, pollution…), biologiques (infections, agents oxydants…) ou mécaniques (chocs…),

– thermorégulation : en adaptant ses capacités de sudation, elle permet l’évaporation de l’eau en excès (sueur) lorsque nécessaire mais lutte également contre la déshydratation,

– autoréparation ou cicatrisation,

– rôle sensoriel (organe du toucher),

– synthèse de vitamine D, sous l’influence des rayons du soleil.

 

Origines du vieillissement cutané :

Si le vieillissement cutané est d’abord un phénomène physiologique génétiquement programmé (avancée en âge), il peut être accéléré dans différentes situations dont les processus sont principalement l’oxydation et la glycation des structures cutanées.

En limitant ces processus, vous pourrez ainsi prévenir cette évolution physiologique, ou au moins ralentir l’apparition de ses conséquences.

 

Prévention du vieillissement cutané :

La prévention du vieillissement cutané se fait grâce :

– au renforcement des défenses naturelles par les antioxydants (notamment caroténoïdes, coenzyme Q10, facteurs d’activité de la SOD tels que le manganèse ou le zinc),

– à l’augmentation de l’hydratation de la peau,

– à l’optimisation du renouvellement cellulaire,

– à la protection contre les agressions extérieures.

 

Influence de l’alimentation sur la santé cutanée : 

Outre une hydratation suffisante (1,5 à 2 litres d’eau par jour, à adapter à l’activité physique), la peau a des besoins spécifiques en micronutriments.

Les bienfaits du régime dit « crétois » sont désormais reconnus, sur la santé de la peau en particulier. De fait, ce régime est riche en nutriments bénéfiques à ce niveau, tels qu’antioxydants ou acides gras polyinsaturés et pauvre en éléments potentiellement délétères (en excès en tous cas) tels que la viande, les produits frits ou cuits à fortes températures et les graisses saturées.

Une alimentation apportant ce type de nutriments permet donc :

– de pallier d’éventuelles déficiences micronutritionnelles

De faibles taux de vitamines essentielles, comme les vitamines A (caroténoïdes), E ou D, ou de minéraux essentiels comme le fer, l’iode, le sélénium ou le zinc, peuvent se répercuter sur la santé de la peau. En effet, leur rôle essentiellement antioxydant les place au premier rang des défenses cutanées. La coenzyme Q10 possède aussi cette fonction et un déficit peut entraîner une altération de la production d’énergie par les cellules de l’organisme – en particulier par celles de la peau.

– d’apporter de la vitamine D en quantité suffisante

Outre son rôle dans la protection cutanée, la vitamine D intervient dans la prolifération et la maturation des cellules de la couche superficielle de la peau, de même que dans la régulation du système immunitaire cutané.

– de garantir un taux suffisant en acides gras polyinsaturés

Les acides gras polyinsaturés sont indispensables au bon fonctionnement des cellules de la peau (omega-6 constitutifs et omega-3 anti-inflammatoires et cicatrisants)

 

Concernant le rôle du gluten, les avis sont moins tranchés mais un lien entre psoriasis et consommation de gluten a été évoqué, possiblement secondaire à une hyperperméabilité intestinale (HPI). De façon générale, une HPI peut entraîner une sensibilisation contre certains aliments et la génération d’un état inflammatoire à bas bruit, dont les conséquences peuvent se traduire au niveau cutané.

Il ne faut pas, enfin, négliger l’impact du stress sur la peau – nombre de pathologies à composante psychologique s’accompagnent de manifestations cutanées tel que l’eczéma.

 

Foie et peau, deux organes liés

Le foie est un organe aux multiples rôles, dont l’élimination de certaines toxines endogènes ou exogènes lipophiles. Il évacue ces substances en les dissolvant dans la bile, cette dernière étant ensuite déversée dans l’intestin.

Or, lorsque le foie fonctionne mal (maladie, surcharge médicamenteuse, excès alimentaires…), il ne produit pas assez de bile et ne permet pas d’éliminer correctement ces toxines. Ces dernières se retrouvent alors dans le sang et peuvent être partiellement évacuées par la peau.

 

Ainsi, la peau peut alors être le reflet de notre santé hépatique. De nombreux exemples sont connus :

  • la jaunisse, qui correspond à une accumulation dans le sang et la peau de la bilirubine, un pigment issu de la dégradation de l’hémoglobine par le foie,
  • le psoriasis, exacerbé par la consommation d’alcool,
  • certains médicaments qui engendrent des prurits ou éruptions cutanées.

 

Les bilans biologiques préventifs :

Parce que les interactions sont constantes entre les différents processus physiologiques, l’identification d’éventuelles carences est primordiale pour garantir une bonne santé de la peau.

  • Le BasicCheck analyse les paramètres impliqués dans les mécanismes liés au vieillissement : stress oxydatif, dérèglements hormonaux, inflammation de bas grade…
  • Le DermaCheck recherche des carences en vitamines (A et E) et/ou en oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium, iode) potentiellement responsables de sécheresses cutanées chroniques, d’un vieillissement cellulaire accéléré, d‘un ralentissement de la cicatrisation…

 

N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé afin de lui présenter les résultats de vos différents bilans. Il pourra ainsi faire un suivi et vous apporter des conseils personnalisés.